« Dans notre secteur, ça se vend X fois l’EBE. » La phrase est rassurante et trompeuse. Un multiple sectoriel est une moyenne statistique – pas le prix d’une entreprise en particulier.
Le cas
Deux entreprises de second œuvre, même code d’activité, taille voisine. On leur applique « le multiple du secteur ». Le diagnostic montre qu’à multiple identique, l’une est correctement valorisée et l’autre largement surévaluée. Le coefficient était le même ; les entreprises, non.
Vous étudiez une cible, ou vous voulez connaître la vraie valeur de votre entreprise ?
Échangez sans engagement avec Bernard LANG, expert en acquisition d’entreprises.
Ce que révèle l’analyse
Un multiple sectoriel est construit à partir d’un panel d’entreprises comparables, par code APE et tranche de chiffre d’affaires. C’est un point de départ utile, mais il agrège des situations très différentes. Plusieurs facteurs justifient qu’une entreprise mérite plus ou moins que la moyenne de son secteur. La récurrence du chiffre d’affaires : contrats-cadres et clients fidèles valent une prime ; une activité de coups la perd. La dépendance : un carnet concentré sur un donneur d’ordres décote. La qualité du cash : une entreprise qui convertit bien son résultat en trésorerie vaut plus. La structure : un endettement maîtrisé, un outil récent, une équipe qui tient sans le dirigeant.
Sur les deux entreprises de second œuvre, l’écart vient de là : l’une a des contrats récurrents et un cash propre, l’autre vit de chantiers ponctuels avec un client dominant. Le même multiple appliqué aveuglément efface cette différence – et conduit à surpayer la seconde. Le multiple se pondère, il ne se copie pas.
Le principe à retenir
La valeur se démontre, elle ne se décrète pas par analogie. Deux entreprises au même EBE et au même secteur peuvent valoir très différemment selon la qualité de leurs revenus, de leur cash et de leur structure. Le multiple sectoriel est une boussole, pas une carte.
Le rôle de l’expertise
Partir du multiple sectoriel puis le pondérer par les facteurs propres à l’entreprise est le cœur du métier de valorisation – celui de Bernard LANG. Les bases comme CAP FINANCIALS fournissent la référence sectorielle ; l’ajustement, lui, relève du jugement.
Glossaire
- Multiple sectoriel : coefficient moyen de valorisation par code APE et tranche de CA.
- Code APE : code d’activité principale de l’entreprise.
- Récurrence : part du chiffre d’affaires reconductible d’un exercice à l’autre.
- Prime / décote : ajustement du multiple selon les forces et faiblesses propres.
FAQ
Le multiple sectoriel est-il inutile ?
Non, c’est un point de départ. Mais il doit être pondéré par la réalité de l’entreprise.
Qu’est-ce qui justifie une prime sur la moyenne ?
La récurrence du chiffre d’affaires, une faible dépendance, un cash de qualité, une structure saine.
Deux entreprises du même APE ont-elles le même prix ?
Rarement : leurs revenus, leur cash et leur structure diffèrent, donc leur multiple ajusté aussi.
Et vous ?
Vous voulez savoir ce que mérite votre entreprise au-delà de la moyenne du secteur ? Voyez notre page cas client, puis parlons de votre situation.



