Nous ne vendons pas de licences. C’est la première chose que nous disons aux dirigeants qui nous appellent, et elle explique à peu près tout le reste de notre façon de travailler. MINOBIA est un cabinet de conseil en IA spécialisé, PME et ETI, installé en Essonne, qui intervient sur le territoire francilien et au-delà. Notre matière première, ce sont des processus de gestion, des habitudes de travail et des contraintes budgétaires réelles, pas des démonstrations de produit.
D’où vient ce cabinet
Le fondateur a passé vingt ans dans les fonctions opérationnelles et commerciales du B2B industriel avant de créer MINOBIA. Direction commerciale, gestion de comptes, terrain. Cette trajectoire a une conséquence directe sur nos missions : nous connaissons mieux les réunions de direction du lundi matin que les architectures de traitement distribué, et nous préférons l’assumer.
MINOBIA est référencé comme activateur France Num, intervient dans le cadre du programme national Osez l’IA et appartient au réseau BNI en Essonne. Ces appartenances ne sont pas des labels de qualité, ce sont des cadres de travail : elles nous obligent à documenter nos interventions et nous mettent en relation avec des dirigeants qui parlent sans filtre de ce qui a marché ou non chez leurs voisins.
L’ancrage local n’est pas un argument de plaquette. Il change la nature du travail. Quand le bureau se trouve à quarante minutes de l’atelier du client, on repasse voir si le paramétrage tient une fois les congés d’été passés, on croise le dirigeant à une réunion et il raconte ce qu’il n’aurait jamais écrit dans un compte rendu. Une bonne partie de ce que nous savons des PME franciliennes vient de ces conversations informelles, pas d’études sectorielles.
À qui nous nous adressons, et à qui nous ne convenons pas
Notre terrain habituel, ce sont les entreprises de dix à deux cent cinquante salariés. Une direction générale qui décide vite, une informatique tenue par une personne ou par un prestataire extérieur, des processus qui reposent souvent sur la mémoire de quelques anciens. Un imprimeur de vingt-neuf salariés de Viry-Châtillon nous résumait sa situation d’une phrase : il n’a ni le temps de comparer douze solutions, ni les moyens d’en payer une mauvaise. C’est exactement le cas de figure pour lequel un cabinet de conseil en IA spécialisé, PME industrielles en tête, a une utilité.
Nous convenons mal à d’autres profils, et il vaut mieux le dire. Une entreprise technologique disposant d’une équipe de développement interne n’a pas besoin de nous pour choisir ses briques. Un groupe de plusieurs milliers de personnes relève de cabinets structurés autrement, avec des équipes dédiées à la conduite du changement. Et une organisation qui cherche uniquement à réduire ses effectifs trouvera chez nous un interlocuteur peu coopératif, parce que ce n’est pas la promesse que nous portons devant les salariés que nous formons.
Trois manières de travailler ensemble
La première est le cadrage. Trois demi-journées, des entretiens, un compte rendu écrit qui dit ce qui mérite d’être automatisé, ce qui doit d’abord être réorganisé et ce qu’il vaut mieux laisser tel quel. Certaines missions s’arrêtent là, et c’est un résultat acceptable. Le document tient en une dizaine de pages, il est écrit dans la langue de l’entreprise et non dans celle des éditeurs, et il reste utilisable même si le dirigeant décide de travailler ensuite avec quelqu’un d’autre.
La deuxième est le déploiement de modules opérationnels, que nous avons conçus pour des besoins récurrents des PME. Modul’IA pour les traitements métier configurés au cas par cas, Report’IA pour la production automatique de rapports et de synthèses. Quand un outil du marché répond mieux au besoin, nous le recommandons sans détour, y compris quand cela nous prive d’une ligne de facturation.
La troisième est la formation. La formation Initiation IA s’adresse à tous les profils, sans prérequis technique, et le parcours Référent IA prépare la personne qui pilotera le sujet en interne. Nous accompagnons le montage des dossiers de prise en charge, sans nous substituer aux organismes qui décident.
Ce que nous mesurons, et avec quelle honnêteté
Nous chiffrons les gains sur quatre plans : le temps libéré, les erreurs évitées, les revenus éventuellement gagnés et les risques réduits. Les deux premiers se mesurent, les deux derniers s’estiment. Nous ne les additionnons pas dans le même tableau, parce que ce mélange produit des chiffres flatteurs et faux.
Les indicateurs sont définis pendant le cadrage, avant tout engagement, et repris lors de points à trois, six et douze mois. Un pilote sérieux se lance pour quelques milliers d’euros, ce qui permet de juger sur pièces avant d’engager davantage. Nous constatons que les projets tenus par une seule personne motivée survivent mieux que ceux portés par un comité de sept membres, et cette observation vaut au moins autant que nos méthodes. Pour la partie pilotage financier, nous renvoyons volontiers à notre article sur la manière de piloter sa PME avec une IA d’analyse financière.
Une remarque sur les échecs, puisqu’ils font partie du tableau. Sur les missions qui n’ont pas donné ce qui était espéré, la cause tenait presque toujours à la même chose : des données de départ trop hétérogènes pour être exploitées, ou une réorganisation menée en parallèle qui a déplacé le problème pendant que nous travaillions dessus. Ni l’un ni l’autre ne relève de la technologie. C’est pourquoi nous consacrons autant de temps au cadrage qu’au reste.
Nos refus
- Pas de mission sans référent interne identifié et réellement disponible. Le projet mourrait au départ du consultant.
- Pas de développement sur mesure quand un abonnement à quelques dizaines d’euros par mois fait le travail.
- Pas de garantie de résultat chiffrée à l’avance. Nous nous engageons sur une méthode et sur des points de contrôle, pas sur un pourcentage écrit avant d’avoir vu vos données.
- Pas d’intervention dans un secteur dont nous ignorons les contraintes réglementaires. Nous orientons alors vers un confrère mieux placé.
Le premier échange dure une trentaine de minutes et ne coûte rien. Il sert surtout à vérifier une chose : que votre problème relève bien de ce que fait un cabinet de conseil en IA spécialisé, PME et ETI, et pas d’un sujet d’organisation, de recrutement ou de trésorerie que nous ne saurions pas traiter. Quand la réponse est non, nous le disons pendant l’appel. Quand elle est oui, nous proposons un cadrage court, et vous décidez ensuite.
Questions fréquentes
Intervenez-vous en dehors de l’Île-de-France ?
Oui, sur toute la France. Nous demandons simplement que les entretiens de diagnostic se tiennent sur site, car c’est là que se voient les vrais circuits de travail.
Comment facturez-vous ?
Au forfait pour le cadrage, à l’abonnement pour les modules, au jour pour la formation. Les montants sont annoncés avant le début de la mission et ne bougent pas en cours de route.
Faut-il déjà avoir un projet précis pour vous contacter ?
Non. La plupart des dirigeants nous appellent avec une gêne diffuse plutôt qu’un cahier des charges. Le travail consiste justement à transformer cette gêne en périmètre.
Que devient la relation une fois le projet livré ?
Elle se réduit volontairement. Un point semestriel, une hotline pour le référent, et une intervention ponctuelle quand un nouveau besoin apparaît.
Vos modules sont-ils obligatoires ?
Jamais. Plusieurs de nos clients n’en utilisent aucun et travaillent avec des outils choisis pendant le cadrage. Le conseil et les modules se commandent séparément.
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À propos de l’auteur
Joël Obitz est entrepreneur et fondateur de MINOBIA, cabinet spécialisé dans l’intégration stratégique de l’intelligence artificielle au sein des PME et ETI. Fort de 20 ans d’expérience dans le B2B industriel, il accompagne les entreprises dans leur transformation numérique, avec une approche directe, pragmatique et orientée résultats.
Contactez-nous : contact@minobia.ai
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